Deux ans après son lancement officiel, le 1er janvier 2021, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) n’en finit pas de susciter de vifs espoirs pour les promesses de richesse qu’elle renferme. La création d’un marché unique de 1,3 milliard de consommateurs ne peut que faire envie, et le PIB estimé à 2,6 trillions de dollars encore plus. Cette organisation est sans conteste une aubaine pour le Gabon, particulièrement pour l’essor de son industrie. Il est nécessaire, voire vital, que les acteurs nationaux de ce secteur en quête de stratégies viables pour une meilleure visibilité sur le continent saisissent cette opportunité. Il faut nécessairement qu’on y soit !
Si certains expriment des doutes plus ou moins légitimes à ce sujet, il convient pourtant de rappeler, grâce à la Banque mondiale que « l’accord réduira les droits de douane entre les pays membres (55) et traitera d’aspects de politique générale liés notamment à la facilitation des échanges et aux services, tout en englobant des dispositions réglementaires telles que les normes sanitaires et les barrières techniques au commerce ». La ZLECAF, pour nos industriels, est donc une fois de plus une aubaine à ne pas rater.
Seront-ils compétitifs ? La question reste posée. Mais qu’à cela ne tienne, nos industriels, notamment ceux des filières manufacturières et des ressources naturelles, verraient leur production stimulée. Ils y gagneraient assurément beaucoup.