36 ans et mère de quatre enfants, la créativité et l’audace de Binette BAH LENDOYE n’ont pas fini de nous surprendre. Diplômée de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest en Commerce et Échanges internationaux, notre compatriote a plusieurs cordes à son arc. Jamais à court d’idées dès lors qu’il s’agit d’entreprendre, la styliste, consultante en image, cofondatrice du restaurant Thiop Thiop et responsable de l’évènement caritatif « K’elle pour elle » est également propriétaire depuis 2015 d’une marque de vêtements, K’elle Collection. Entretien avec cette femme d’affaires qui rêve d’un avenir à l’international.
« K’elle Collection ». D’où vient l’inspiration d’un tel nom, et l’idée d’en faire une marque de vêtement ?
Mon ambition, en créant cette marque, a été de permettre aux femmes d’assumer leurs formes, de porter des vêtements qui mettent en valeur leurs atouts physiques, tout en restant raffinées et élégantes. « Être des femmes belles à l’extérieur et à l’intérieur, avec des valeurs fortes », c’est le plaidoyer que je mène chaque jour auprès de la femme gabonaise et notamment africaine. K’elle Collection, ce sont aussi des conseils et coaching sur l’épanouissement de la femme : conseil matrimonial, confiance en soi, astuces et secret de femmes.
Vous avez initié au Gabon plusieurs évènements à but caritatif en faveur des jeunes femmes dans le but de leur donner confiance en l’avenir. Vous avez dû consentir d’énormes sacrifices au regard des risques encourus lors de celui organisé en pleine crise Covid-19 ?
Mais, au-delà de ce rêve, ma plus grande ambition était de susciter un élan de solidarité autour d’une cause : celle de l’autonomisation de la femme. C’est un combat qui me concerne et me touche particulièrement, et je crois au fait qu’ensemble nous pouvons changer les choses. Organiser cet évènement en temps de crise sanitaire notamment avec le confinement et toutes les autres restrictions en vigueur était risqué, tout comme le fait d’innover et de devoir convaincre d’autres personnes pour qu’elles y croient et consentent à m’accompagner. Ce fut un challenge que j’étais prête à relever et je me suis donné les moyens de le faire. Cela valait la peine d’essayer et j’ai eu la chance d’avoir le soutien de ma famille, mes amies, des partenaires, des sponsors et de toutes ces belles âmes qui y ont cru et qui n’ont ménagé aucun effort pour la matérialisation de ce projet.
Les sacrifices sont énormes, ça demande beaucoup d’énergie, d’argent, de volonté et d’engagement. Mais, lorsqu’on accomplit une mission, on n’a pas le droit de reculer pour toutes ces personnes qui y croient et pour toutes ces femmes qui bénéficient de ce programme.
K’elle Collection étant avant tout une marque de vêtements, quelle est sa particularité par rapport à d’autres, selon vous ?
Vous avez récemment organisé un défilé lors de la dernière sortie des Femmes Actives du Gabon. Votre nouvelle collection «Relève» y a été exposée. Pourquoi l’avoir baptisée « Relève » ?
Votre profil apparaît sur une affiche de la page Facebook «L’influence au Féminin». Qu’est-ce que ça vous fait de savoir que vous êtes considérée comme un modèle féminin pour les jeunes filles gabonaises ?
Aujourd’hui, la notion de femme d’influence est perçue très péjorativement. Quel sens donnez-vous à ce mot notamment pour notre société actuelle ?
Votre organisation K’elle pour elle est déjà à sa deuxième édition. Pouvez-vous nous partager le message derrière cette initiative et les retours de la première édition ?
Votre organisation K’elle pour elle est déjà à sa deuxième édition. Pouvez-vous nous partager le message derrière cette initiative et les retours de la première édition ?
Comment voyez-vous votre entreprise dans les cinq prochaines années ?
ourrions-nous avoir un mot de fin, une citation propre ou une information inédite pour la suite ?
Pour ce qui est de l’information inédite, je vais laisser quelques indices : campagne d’adhésion à l’association K’elle pour elle et une troisième édition 2022, pleines de surprises. Inch’Alla (« Si Dieu veut ») !
Aude SHARYS