Depuis l’adoption, en 1992, au sommet de la Terre de Rio de Janeiro (Brésil) d’une convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, on le sait : il faut limiter la hausse de la température climatique. Depuis, les COP se succèdent, et la stratégie, elle aussi bien connue de tous, reste la même : parvenir à une baisse des émissions humaines des gaz à effet de serre. 31 ans après, les pays industrialisés, particulièrement pointés du doigt pour leurs activités destructrices de la couche d’ozone, continuent de faire la sourde oreille, à défaut de renouveler chaque année des promesses jusque-là non tenues.
Or, il faut en être conscient : l’humanité court un grand danger. Si l’importance accordée ces dernières années aux forêts tropicales est louable, l’on se doit également d’être honnête en reconnaissant que cela ne suffit pas. Il faut agir concrètement ! D’autant plus que les signes du réchauffement sont désormais bien perceptibles à travers le monde. L’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes (séismes, montée des eaux, sécheresse, etc.) en dit long sur les conséquences de l’inaction actuelle. Plus personne ne peut nier l’évidence.
Seul l’homme est responsable, après s’être adonné, plus d’un siècle durant, à la combustion des matières fossiles et à une utilisation inégale et non durable de l’énergie et des sols. Ce qui a eu pour conséquence une élévation de la température planétaire de 1,1°C par rapport à la période préindustrielle. Pourtant, cinq ans après que le GIEC a souligné que limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C constituait un défi inédit, les décideurs n’ont pas véritablement pris la mesure de la situation. Bien au contraire. En témoigne l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre. « La cadence et l’envergure des mesures prises jusqu’ici, tout comme les mesures planifiées à ce jour, ne sont pas suffisantes pour faire face au changement climatique», regrette le groupe d’experts.
Aussi, le GIEC assure-t-il que tout réchauffement supplémentaire du climat nous pousse un peu plus vers le précipice, augmentant les dangers, aussi bien pour les êtres humains que pour toutes les autres formes de vie sur la Terre. Les experts préviennent: « Une intensification des vagues de chaleur, des précipitations abondantes et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes augmentent encore les risques pour la santé humaine et les écosystèmes. Selon les projections actuelles, l’insécurité alimentaire et l’insécurité de l’approvisionnement en eau s’accroîtront à mesure que la planète se réchauffera. Lorsque ces risques se conjuguent avec d’autres circonstances néfastes, telles que des pandémies ou des conflits, ils deviennent encore plus difficiles à gérer. »