HUILE CUISIN’OR, Pourquoi est-ce si rare et si cher ?

HUILE CUISIN’OR, Pourquoi est-ce si rare et si cher ?
Si elle s’était déjà raréfiée dans plusieurs rayons de magasin de la capitale dès le premier trimestre, l’huile de palme raffinée Cuisin’Or a complètement disparu des épiceries entre le 2e et la fin du 3e trimestre, y compris à l’intérieur du pays. Quelle en est la raison ? Pourquoi son prix a-t-il augmenté ? Que fait le gouvernement face à cette situation ?

CURIEUSE DISPARITION

Mais où est donc passé Cuisin’Or ? La question n’a pas cessé de revenir ces derniers mois dans les ménages, particulièrement à Libreville où cette huile de table s’est raréfiée sur les étales. Depuis le début de l’année 2022, en effet, cette huile de palme raffinée s’est avérée difficile à trouver dans les commerces. Une situation mal vécue par les populations, d’autant plus que le produit, fabriqué au Gabon, était jusque-là le plus accessible en raison de son prix par rapport aux huiles de table importées. Mais depuis mi-2021, l’alerte avait déjà été donnée et beaucoup évoquaient alors une pénurie. « Faux ! » avait réagi le producteur à cette époque.

En juin 2021, en effet, Olam Palm Gabon (OPG) avait expliqué que « les volumes produits [étaient] supérieurs à la demande nationale estimée». Le producteur avait assuré que les stocks étaient disponibles, d’autant que la société n’exporte pas l’huile de table et que les usines de production de Lambaréné et Mouila avaient recommencé à tourner à plein régime après la période Covid-19.

Seulement, dès le premier trimestre 2022, le produit s’était à nouveau raréfié, au point de connaître une augmentation de son prix sur le marché local pour les commerces parvenant à le proposer à la vente. En effet, après plusieurs semaines d’absence, en mars dernier, l’huile Cuisin’Or était à nouveau disponible d’accès pour les ménages, mais pas pour les moins aisés. Ce produit de base était désormais vendu à 1 500 FCFA la bouteille de 1 litre au lieu des 1 200 FCFA initiaux et à 7 000 FCFA voire 9 500 FCFA le bidon de 5 litres contre 4 500 FCFA avant la hausse.

LES RAISONS DE LA HAUSSE

Pointée du doigt par les consommateurs, Olam Palm Gabon n’a pas cessé depuis 2021 d’assurer que la rareté de son huile sur les étales n’est pas de son fait. « Les quantités produites sont en constante augmentation, avec une production qui a presque triplé depuis 2017 », avait fait valoir la société. Pour contrer les accusations sur les nouveaux prix de son produit, OPG avait d’ailleurs assuré que les prix pratiqués par elle sont inférieurs à ceux homologués par la Direction Générale de la Concurrence et de la Consommation (DGCC). Les raisons de la pénurie et même celles expliquant la hausse des prix observée jusqu’au 3e trimestre 2022 sont à chercher ailleurs.

S’il ne s’était pas vraiment intéressé au sujet depuis le début des plaintes des consommateurs, le gouvernement a néanmoins lancé une enquête. Et le 21 septembre 2022, dans un communiqué conjoint, la ministre de l’Économie et de la Relance et son collègue du Commerce, des Petites et Moyennes Entreprises ont informé que « certains grossistes véreux ont choisi volontairement et unilatéralement de déséquilibrer le marché par la rétention d’importantes quantités du produit, dans le but d’augmenter leurs marges ».

Cette pratique, considérée par les autorités comme « une déviance intolérable» doublée d’une « pratique commerciale déloyale » a conduit à une mise en garde avant la survenue des mesures drastiques.

RÉORGANISATION DE LA CHAÎNE DE DISTRIBUTION

Pour mettre fin à la spéculation sur l’huile de palme raffinée Cuisin’Or, le gouvernement a décidé de réorganiser la chaîne de distribution du produit. Les contrevenants ont été exclus du circuit. Les opérateurs économiques intervenant dans la commercialisation de proximité de ce produit sont désormais invités à s’approvisionner uniquement auprès des grossistes retenus parmi lesquels le groupe Ceca-Gadis, Fober Gabon et le supermarché Mbolo, à Libreville.

Pour dissuader tout nouvel éventuel contrevenant, le gouvernement a annoncé que des brigades conjointes de la DGCC et de la Direction Générale du Commerce (DGC) sillonneront les boutiques de la capitale notamment. Celles-ci, indique-t-on, ont été « instruites d’intensifier les contrôles avec fermeté, afin de sanctionner sévèrement tous les contrevenants dans le but de préserver le pouvoir d’achat des ménages ».
Griffin ONDO

Autres articles

Image

A propos de nous...

Le succès en communication réside dans la synergie entre différents moyens de passer le message et de faire connaître le produit. Individuellement, ces moyens ont tous une bonne efficacité, mais mis ensemble ils décuplent les résultats.

Contactez-Nous : infoenomag@gmail.com / +241.77.65.75.75

SUIVEZ NOUS

© 2023 Enoromi Magazine. Tous droits réservés
*********
Magazine publié par Services Prestiges International
*********
OBS Vision