FOOTBALL, Les principaux chantiers du vainqueur de l’élection de la Fegafoot.

FOOTBALL, Les principaux chantiers du vainqueur de l’élection de la Fegafoot.
Le renouvellement du Comité exécutif, et particulièrement l’élection du futur président de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), n’a jamais été aussi âprement disputé. Pourtant, malgré la forte concurrence à laquelle il a fait face, Pierre Alain MOUNGUENGUI a su tirer à nouveau son épingle du jeu au terme de l’élection organisée le 16 avril 2022 à Lambaréné. Mais cette réélection a été contestée et la suite des recours introduits par les adversaires est attendue. Qu’à cela ne tienne, le futur le président de la Fegafoot a du pain sur la planche. Il devra notamment s’attaquer à plusieurs chantiers visant à reconstruire la « Maison Football » qui semble tomber en ruine.

RÉTABLIR LA CONFIANCE

Le scandale de pédocriminalité ou le « Capellogate », l’affaire dite de Marseille (avec des soupçons d’abus sur l’équipe nationale féminine des moins de 20 ans ayant participé à un tournoi à Marseille en 2019) et les nombreux scandales qui ont émaillé le mandat du président fédéral sortant ont créé une atmosphère délétère dans l’environnement du football gabonais depuis quelques années. Aujourd’hui, de nombreuses personnes s’entendent à dire que ces scandales sans précédent peuvent être des freins et constituer une rupture au développement de la pratique du football pour tous.

Encadreurs techniques, dirigeants et sportifs sont empêtrés dans ces scandales qui mêlent intrigues, crimes, pratiques et cruauté envers des innocents qui en subissent les conséquences, des années après. Il faut assainir le milieu et le futur président fédéral devrait œuvrer dans ce sens pour que les parents fassent à nouveau confiance aux éducateurs et que les valeurs fondamentales du Football (le fairplay, le respect d’autrui et de sa dignité, la protection des mineurs…) puissent être retrouvées.

REPRENDRE LE JEU

Depuis mars 2020, aucune rencontre officielle organisée par les instances nationales ne s’est déroulée au Gabon. L’un des travaux majeurs auquel devrait s’attaquer le futur président de la Fegafoot sera de renvoyer tout le monde vers les stades. Au plus fort de la crise de Covid-19 qui a frappé le monde, le Gabon avait choisi de confiner sa population et de stopper totalement la pratique des activités sportives collectives. Les athlètes, restés à l’arrêt depuis deux ans n’ont eu leur salut que grâce à la volonté du Chef de l’État qui leur a permis de retrouver le chemin des stades en mars 2022. Malgré cela, les choses tardent à prendre forme sur les terrains. Les championnats d’élite n’ont toujours pas repris (au moment où nous écrivons ces lignes en avril 2022), et les joueurs revendiquent le paiement de leurs arriérés de salaires cumulés depuis la saison 2016-2017.

À ce qui semble, leur sit-in au ministère des Sports ne connaitra un épilogue que lorsqu’ils seront satisfaits. Certains clubs n’ont toujours pas repris leurs activités, chose qui nous fait nous interroger sur l’hypothétique reprise annoncée par les autorités sportives le 14 mai prochain.

METTRE EN PLACE LES CONDITIONS DU DIALOGUE

Depuis quelque temps, il est évident que l’atmosphère n’est plus à la sérénité au sein de l’environnement footballistique. Depuis 2018, on dénombre autant de faits qui ont entaché le bon déroulement du football. De l’arrestation des footballeurs à Franceville, en novembre 2021, des désistements de Pierre AUBAMEYANG et de Mario LEMINA durant la CAN 2021 dont les causes sont toujours méconnues, de la non-sélection de Didier Ibrahim NDONG à la CAN pour avoir marqué sa solidarité avec les footballeurs locaux, de la candidature du Président de la Ligue nationale de football professionnel (LINAF) qui est pourtant 3e vice-président de la Fegafoot, des présidents de clubs qui remettent en cause ses choix, des entraineurs qui ne savent plus à quel saint se vouer. Autant de situations qui, si elles ne sont pas réglées, peuvent empêcher le travail du futur président

AMÉLIORER LA GOUVERNANCE

L’un des griefs récurrents faits par les candidats qui s’opposent à l’actuel président de la Fegafoot reste sans nul doute sa gestion et sa gouvernance qui ne semblent pas saines. Chacun des candidats pointe du doigt l’utilisation à des fins personnelles de la manne octroyée par la FIFA et la Confédération africaine de football pour favoriser le développement du «sport roi» dans notre pays. De ce qui est dit ici et là, plus de 500 000 dollars sont versés annuellement par l’instance faîtière et malheureusement les principaux bénéficiaires que sont les acteurs n’en profitent pas. La gouvernance de ces fonds et leur investissement par le futur président devraient permettre un redémarrage des activités et surtout une amélioration profonde du système de gouvernance de cette entité. Il y va de l’avenir de la discipline. Le football amateur qui est le principal pourvoyeur du football d’élite subit les affres de cet abandon qui n’aide pas les choses.

Par ailleurs, ces grands chantiers ne sauront atteindre leur but, sans tenir compte de certains fondamentaux que sont la formation le financement du football amateur, le football professionnel, les équipes nationales, les infrastructures sportives, le rajeunissement des ressources humaines et l’adoption de la culture du résultat.
Mike DOUSSENGUI

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