Chancia Manfoumbi Koumba se rêve en championne du monde.

Chancia Manfoumbi Koumba se rêve en championne du monde.
Après la première versée en 2019, la seconde tranche de 70 millions de FCFA de la subvention allouée aux athlètes de haut niveau, par l’Etat gabonais, a été versée en octobre à sept sportifs évoluant dans quatre disciplines différentes, parmi lesquels la judoka Sarah MAZOUZ et le champion de taekwondo Anthony OBAME.
ENOROMI MAGAZINE : Vous avez émerveillé le public lors du Marathon du Gabon, en 2019, sans qu’on sache qui vous êtes. Qui est Chancia Manfoumbi Koumba ?
CHANCIA MANFOUMBI KOUMBA
Je tiens d’abord à vous remercier pour l’intérêt. Je suis née en décembre 2000 à Péni Nyangou, une localité de la province de la Ngounié. Je suis la deuxième d’une fratrie de six enfants et je suis licenciée à l’Association Sportive Relais, section Athlétisme, dont l’ancien international de Basketball Marius Assoumou Ndong est fondateur.
ENOROMI MAGAZINE : Comment êtes-vous arrivée dans l’athlétisme ? Quelle est votre histoire avec l’AS Relais ?
CHANCIA MANFOUMBI KOUMBA
Mes premiers pas dans l’athlétisme sont le résultat du suivisme. C’est par le biais de mon frère, Dany Mbadinga, également athlète, que je découvre la discipline. Après la sortie des cours, mon frère passait l’essentiel de ses après-midis à s’entraîner. Je me rappelle qu’à chacun de ses départs pour ses entraînements, je me proposais de l’accompagner et par la suite, il a fini par accepter. Le premier jour où je le vis en oeuvre, mon âme y est restée.

C’est dans le tas qu’il m’a enseigné les rudiments, disons le peu qu’il maîtrisait aussi. Un travail en freelance. On a participé à plusieurs organisations, dont le Marathon du Gabon. Mais, c’est à la suite de notre participation au Marathon d’Oyem en juin 2019 que j’ai remporté chez les dames et la rencontre avec son promoteur que ce dernier a décidé de nous intégrer dans son club. C’est donc sous les couleurs de l’AS Relais que j’ai participé à la dernière édition du Marathon du Gabon.
ENOROMI MAGAZINE : Le Gabon a toujours eu de belles promesses en athlétisme. Seulement, peu de ces promesses se réalisent en tant que véritables athlètes professionnels. Comment appréhendez-vous l’athlétisme ? S’agit-il d’une simple distraction ou y voyez-vous un réel projet sportif ?
CHANCIA MANFOUMBI KOUMBA
Il faut croire que l’Athlétisme pour moi ne peut pas se résumer à ce jour, seulement à une distraction. Plus que par le passé, j’ai désormais un encadrement suffisamment bien organisé pour parvenir à de meilleurs résultats. L’Athlétisme compte parmi les disciplines sportives les plus reconnues mondialement. Dès lors, je vois bien un réel projet sportif. Mon association est résolue au défi de nous conduire sur la voie d’une carrière professionnelle. C’est le voeu qui est également le mien depuis mon engagement dans ce sport. Je me dois de donner le meilleur de moi chaque jour un peu plus et de prendre au sérieux cette discipline. Il n’y a pas de place pour la distraction. Surtout que mon plus grand rêve est de faire parler du Gabon dans le monde entier à travers l’Athlétisme. Pour cela, je prie tous les jours que Dieu me donne le souffle de vie et la motivation nécessaire pour continuer à travailler. Je serai un jour : « Chancia, championne du Monde ».
ENOROMI MAGAZINE : Comment parvenez-vous à allier les études et l’athlétisme ? Que pense votre famille de votre choix sportif ?
CHANCIA MANFOUMBI KOUMBA
Dans la vie il y a des priorités. J’ai eu la chance de pouvoir m’organiser dans ce sens avec le soutien de ma famille et de mon encadrement sportif. Du coup, au-delà de mes trois jours d’entraînement par semaine, sans oublier les efforts personnels, j’arrive à trouver du temps pour mes études. Car, elles demeurent une priorité.

Néanmoins à l’instar de tous les parents, les miens ont un souhait pour ma vie, celui de me voir réussir dans les études et obtenir un bon diplôme, puis avoir une bonne position sociale. Mais au début, ils étaient réticents et à juste titre. Je suis une fille dans une discipline pas très en vogue au pays, de plus, le sport ne paie pas vraiment au Gabon. Aujourd’hui, mes premiers pas les ont plutôt convaincus d’une potentielle positive issue. Ils me soutiennent et m’encouragent désormais, et tout se passe très bien.
ENOROMI MAGAZINE : Bien que vous lanciez seulement votre carrière, quel est aujourd’hui votre plus beau souvenir d’athlète ? Aussi, que représentent pour vous ces compétitions internationales organisées au Gabon ?
CHANCIA MANFOUMBI KOUMBA
Effectivement [rires], je ne suis qu’au début de ma carrière. Seulement, je peux déjà être capable d’être fière avec beaucoup d’humilité d’avoir trois beaux souvenirs des compétitions où j’ai eu la première place. Notamment, le 10 km de Port-Gentil, le 5 km du Marathon du Gabon et le 5 km du Marathon d’Oyem. Ces trois expériences sont jusqu’à présent mon réel moteur, ma source de motivation.

Pour les compétitions organisées au pays de dimensions internationales, il s’agit d’une très bonne chose. Déjà que ça permet la vulgarisation de notre activité et en plus, elles peuvent constituer un moteur pour déclencher le déclic chez les jeunes athlètes.

Personnellement, elles me permettent de travailler chaque jour un peu plus. Car, j’ai conscience que ce sont les rares moments d’évaluer le travail effectué en entraînement et l’occasion d’affronter d’autres athlètes. Alors, je dis merci à ceux qui pensent chaque année à organiser tous ces événements.
Propos recueillis par Pépeh Ndong Meyo

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