CHILA ONE, Retour à la lumière du gospel boy.

CHILA ONE, Retour à la lumière du gospel boy.
Figurant parmi les artistes gabonais les plus prolifiques de ces 15 dernières années, Chila ONE, chanteur RnB-gospel, a pourtant connu un passage à vide dès 2017. Bien qu’il ait continué à produire, il ne bénéficiait plus de la même lumière qu’à ses débuts. La faute sans nul doute à sa nouvelle dégaine, pense-t-il. La survenue de la Covid-19 n’a pas non plus arrangé ses affaires. L’artiste chanteur et patron de 3 entreprises se confie à ENOROMI MAGAZINE
ENOROMI MAGAZINE
Vous nous revenez avec un nouveau maxi-single. À quoi était due cette longue absence ?
Chila ONE
Je tiens déjà à vous remercier pour l’opportunité que vous m’offrez de m’exprimer sur votre média en vous souhaitant une bonne continuation. En vérité, je n’ai pas vraiment été absent, juste que mes activités n’ont pas eu l’écho escompté. Pour cela, j’évoquerai trois raisons qui donnent l’impression que je n’ai pas été actif dans ma carrière depuis 2018, date de la sortie de ma vidéo “Porté par les anges”. Extrait de l’album : « Juste envie de dire » sorti en 2014.

Je sais qu’il s’est créé une crispation dans les deux tranches de mon public (gospel et séculier) à cause de mon look, d’une part. En effet, début 2017, j’avais décidé de teindre ma chevelure. Ce qui ne donnait plus, semble-t-il (selon les rumeurs) l’image puérile, joviale et sympathique qui se dégageait en ma présence ; mais plutôt l’incarnation de l’imagerie de la star selon Hollywood. Ce qui ne plut pas forcément à la majorité. Et, c’est à partir de là que j’ai ressenti une baisse considérable d’invitations à prestation (tous types d’événements), une stagnation au niveau de mes abonnements dans mes réseaux sociaux et cela s’est accentué par mon featuring avec Ba’ponga.

Eh oui ! En 2019, j’ai sorti un single « A l’Éternel des armées » avec Ba’ponga, extrait du projet « De la science au culte » que nous pensions, deviendrait un immense hit, mais non dû au fait qu’à cette époque, Ba’ponga, pourtant converti en Christ, n’affirmait pas sa foi comme à présent et cela me valut des foudres du grand public gospel en plus de ce que je vivais déjà. C’est cet ensemble de frustration qui m’a plongé dans le travail de mes entreprises qui ont aussi subi un sérieux balayage avec l’arrivée du coronavirus en 2019.

La crise Covid-19 a ralenti mes élans : en effet, je suis un artiste producteur et un entrepreneur. J’ai à mon actif trois entreprises : REV&REA : spécialisée dans la création des supports de communication digitale, Royale Factory: Label de production qui a offert cette année deux nouveaux artistes : Myr Iam et Othni’El et l’entreprise de distribution digitale : digibackmusic.com
ENOROMI MAGAZINE
Pourquoi le titre « Obéissance » ? Que raconte ce nouveau projet ? Et quoi estil différent de vos anciennes productions ?
Chila ONE
Obéissance est un projet atypique en ce qui me concerne et à plusieurs points. D’abord, je l’ai créé en un mois. Une semaine avant la sortie officielle de l’album « De la Science au Culte » qui sortira finalement en 2022, j’ai été divinement inspiré et à mon sens ordonné de sortir un projet qui serait un avant-propos dudit projet. C’est parce que j’étais contrarié, freiné dans mon élan et quasiment vexé dans mon esprit, qu’en acceptant d’obéir de réaliser cet opus, qu’au milieu du travail qui finalement me plaisait, le nom “Obéissance” va surgir pour qualifier la pensée globale de ces cinq chansons.

Ensuite, en écoutant ce projet, vous constaterez qu’il est centré sur ma personne face au Créateur. C’est pourquoi l’ordonnance était de le produire totalement seul, musique et voix, sauf pour le titre “Trop d’erreurs” avec Yrge Laika qui a été ôté de l’album qui sortira en 2022.

Ce n’est pas de la musique urbaine. Que je sache, je suis reconnu et apprécié pour mes lyrics et mes techniques vocales dans la musique urbaine. Cependant, “OBÉISSANCE” est minimaliste dans ces domaines précités. La direction artistique était plus basée sur le ressenti de celui qui écoute, la quête de la distribution de réelles émotions vivifiantes et fortifiantes, la création par les ondes d’une pulsion d’espoir et de courage face au déclin social que nous vivons individuellement et collectivement (peuple noir).
ENOROMI MAGAZINE
Comment se procurer le maxi ?
Chila ONE
Ce qu’il faut savoir, c’est que le Maxi sera disponible en entier sur YouTube et autres plateformes de streaming. Cependant, quiconque voudrait avoir les fichiers mp3 pour me porter financièrement quelques soit le montant, peut le faire sur le site digibackmusic.com ou via Airtel Money.
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À quelle suite doivent s’attendre les fans de Chila ONE ?
Chila ONE
Avant de répondre à cette question très dangereuse, qui mérite d’être posée bien attendu, je voudrai juste souligner que je n’ai jamais eu de fans, car je suis trop faillible pour cela. Voici, un bref exposé de ma pensée que j’espère suscitera l’intérêt général.

Pour la suite des temps, je voudrais vous rappeler que la musique est le moyen par excellence d’introduire quiconque dans une vibration spirituelle sans son avis. Conscient que j’ai reçu un don divin, cette magie qui se trouve dans ma/ nos voix pour faire la musique. Ce talent est une chose sacrée pour notre Créateur Nzambie / Yahouwha / Nkongo / Yahwé… Ce Créateur Unique, origine de nos vies, dans notre essence Bantu. Ce talent nous a été excellemment donné mieux que tous les autres peuples de la terre pour faire trois choses :

Honorer celui qui nous l’a donné via la louange :
Exactement ! Quand un inventeur invente pour améliorer, embellir, enjoliver sa vie et la vie de ses semblables, il est plus que nécessaire que l’invention soit utilisée pour les raisons d’origine. Il faut surtout que l’ensemble des bienfaits que procure son invention dans la vie de ses semblables lui reviennent en termes de reconnaissance et remerciement. Sinon, il y a de la frustration. En ce qui concerne le don musical que nous bantu avons reçu du Père, le retour en gloire et louange par rapport au bonheur qu’il apporte aux hommes, doit premièrement lui revenir, à Lui l’auteur du don, ensuite au porteur du don.

Propager sa sagesse :
On ne peut pas prendre le don divin en nous pour pervertir, susciter la violence ou propager la consommation des stupéfiants ou promouvoir des déviances comme le font à ce jour la plupart de nos frères et sœurs, que ce soit les dispersés (afro-américain, afro-français, Jamaïcain…) et ceux restés en terre promise (Afrique).

Je constate, peut-être pas vous que la musique pervertie, affecte négativement la société. Une chanson obscène ou vulgaire ne peut pas être agréablement écoutée en public ou en famille dans un état lucide parce qu’il y a un combat dans l’esprit entre les mœurs reçues de sa famille ou la société et le plaisir de l’excitation que procure la chanson. C’est ainsi qu’on va prendre de l’alcool, fumer… Au bout de la chaine, cela profite à l’Occident à M. CASTEL et compagnie.

Susciter et propager la joie :
La musique a aussi été créée pour susciter la joie, pour toute sorte d’événements.
Griffin ONDO

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