ALDA, A la conquête de l'international

ALDA, A la conquête de l'international
Entrepreneur ayant choisi pour segment l’agro-industrie, Hervé Omva Ovono est un acteur de la société civile. Il est notamment le coordonnateur des programmes de l’ONG IRDC Africa, qui intervient dans les sciences sociales et l’accompagne des populations dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, en se focalisant particulièrement sur le secteur agroalimentaire. En plus de lancer le premier journal axé sur le secteur primaire cette année, en 2019, il entend consolider ses acquis.
ENOROMI MAGAZINE : Alda est un personnage assez connu du milieu culturel et du showbizz gabonais. Cependant, nul ne saurait dire véritablement qui elle est. Pourriez – vous vous présentez à nos lecteurs ?
ALDA
Je m’appelle Alda Wilmand LOUSSOU NTSAGA. Je viens d’une famille nombreuse avec un père spécialiste des questions aéroportuaires et une mère agent public. Ce qui veut dire que je suis issue d’une union de conditions modestes. Mes parents ont été assez exigeants pour mon avenir. J’ai fait mon Primaire à Libreville, à l’Ecole Baraka et à l’Ecole urbaine du Centre. Puis le Secondaire à Quaben, au Lycée d’Etat de l’Estuaire (actuel LPIG); et à Port – Gentil avant de poursuivre mes études supérieures en France.

C’est à la suite de l’obtention du diplôme de DTS en Action commerciale que j’ai choisi de revenir au pays. Après avoir déposé mes dossiers ici et là, et dans l’attente d’éventuels retours, j’ai trouvé deux bricoles dans une pharmacie et la nuit, je bossais dans une boîte de nuit. Ces engagements ne signifiaient pas que j’étais dans le besoin, mais plutôt que je cherchais un moyen de m’occuper en attendant de trouver mieux. Aussi, j’ai toujours aimé avoir un agenda rempli. Depuis 10 ans, parallèlement à ma carrière d’artiste, je travaille également dans une maison de téléphonie mobile.

Aussi, je suis mariée et mère de deux magnifiques enfants, qui sont ma fierté.
ENOROMI MAGAZINE : Comment êtes – vous venue à la chanson ?
ALDA
Mon histoire avec la musique est particulière (Rires). Je peux dire que c’est elle qui est venue me forcer la main (rires). Je suis née dans les années 1980. À cette époque, la scène musicale était encore très dominée par les groupes sociaux culturels. À l’âge de 5 ans, je me suis vite retrouvée au-devant de la scène sans trop savoir comment. Je n’ai jamais su que finirai chanteuse, quoique chanter soit de tradition dans la région du Haut – Ogooué (rires).

À 15 ans, je vais pour la première fois entrer dans un studio professionnel pour l’époque afin d’y enregistrer un son. Tout est parti de là.
ENOROMI MAGAZINE : Révélée au grand public au début des années 1990, puis plus rien. Depuis quelques années vous êtes de retour au-devant de la scène. Qu’est-ce qui s’est passé ?
ALDA
À l’époque, après mon Bac, je pars pour mes études supérieures. Ce sera la première raison de mon absence. Cependant, à mon retour au pays, c’était le calme plat du côté de ma maison de production, et n’ayant pas en tête de faire carrière dans la musique, cela ne me dérangeait pas plus que ça. Alors j’ai fait mon petit bout de chemin entre la recherche de l’emploi et la construction de ma vie personnelle.
ENOROMI MAGAZINE : Qu’est-ce qui a motivé votre retour dans l’arène musicale et comment jugez-vous l’accueil du public ?
ALDA
Mon retour (rire) a été motivé par ma participation au Women Power, un concours de chant exclusivement réservé à la gent féminine, organisé chaque année par Artifices, l’entreprise de l’artiste Tina. Réalisant que nous n’étions qu’une poignée de femmes présentes dans le milieu musical urbain et que ma passion pour la musique demeurait bien présente, sans oublier la franche collaboration avec des femmes exceptionnelles telles que LY Style, Shan’l la Kinda et Tina, je me suis dit « why not ? » Les avoir à mes côtés a véritablement réactivé ma flamme. En travaillant sur ce projet et avec les candidates, je me suis rendu compte que je n’avais pas le droit de me priver ni priver les autres du talent dont Dieu m'a fait grâce. Et me revoilà (rires)!

Bien évidemment s’agissant de l’accueil, la nouvelle génération ne me connaissant pas, je le qualifierais de timide, mais en revanche, la génération 80 m’a clairement fait savoir qu’elle ne m’a pas oubliée.
ENOROMI MAGAZINE : Si on devait classer Alda dans un registre musical, lequel serait – ce ?
ALDA
J’aime la musique en général. J’écoute un peu de tout en partant du Jazz, Rap à la musique traditionnelle. Personnellement, je n’aimerais pas être classée dans un registre en particulier. Mais, je suis à forte tendance slow et RnB, malgré le fait que mes deux derniers titres soient posés sur de l’Afrobeat.
ENOROMI MAGAZINE : Vous parlez énormément d’amour dans vos chansons, quel en est l’intérêt ?
ALDA
Friedrich Hegel, philosophe allemand, a dit que : « Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion. » Donc, par ricochet, sans amour. C’est l’amour qui nous guide majoritairement chaque jour. C’est grâce à l’amour que nous trouvons la force et le courage de nous lever chaque matin et de faire ce que nous devons faire soit pour nous, soit pour autrui.
ENOROMI MAGAZINE : Vous êtes actuellement en promotion pour « Genre de femme », pourquoi ce titre et quels augures après la sortie de ce single ?
ALDA
Ce titre fait référence au thème développé dans la chanson. Cette dernière raconte ou plutôt présente les différents types de femmes tout en mettant en lumière la question du « kongossa » (ragot, ndlr) et des préjugés entre ces dernières.

Cette facilité que nous avons très vite à porter des jugements négatifs sur les autres en nous basant parfois uniquement sur les apparences. Or, les apparences sont trompeuses comme on le dit très souvent. Dans cette chanson, je voudrais que chaque femme s’identifie à une des descriptions faites et parvienne à faire son autocritique pour sortir des préjugés et des apparences. Il n’y a aucun mal à être soi – même.
ENOROMI MAGAZINE : Quelles sont vos perspectives pour l’année 2019 en ce qui concerne votre carrière artistique ?
ALDA
Mes ambitions sont immenses pour la poursuite de cette aventure. J’entends m’ouvrir à l’extérieur. J’ai discuté avec des gens et j’ai également proposé des projets, j’attends qu’ils disposent selon leur bon vouloir.
ENOROMI MAGAZINE : Vous êtes signée chez AFJ Production et vous faites des apparitions dans les productions de Frédéric Gassita, comment percevez – vous cette collaboration?
ALDA
La collaboration avec Frédéric Gassita est une très belle histoire. Je tiens à le remercier. Car, je lui dois beaucoup artistiquement, et en tant qu’aîné. Il m’a fait l’honneur de participer à son projet « Bantu Jazz : Frédéric Gassita and African Queen Singers ». Même si n’étant plus liée contractuellement à la structure AFJ Production, elle reste ma maison du coeur, qui garde un oeil bienveillant sur moi.
ENOROMI MAGAZINE : Des voeux ou des souhaits pour vos fans et nos lecteurs en cette nouvelle année 2019 ?
ALDA
Que cette année 2019 soit pleine de santé, de prospérité et de réussite. Que l’amour ainsi que la paix soient en partage pour tous.
Propos recueillis par Séif Mostley

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