AÉROPORT DE LIBREVILLE, 30 ans et 40 milliards de FCFA d’investissement !

AÉROPORT DE LIBREVILLE, 30 ans et 40 milliards de FCFA d’investissement !

Après 30 ans de gestion de l’Aéroport international Léon Mba de Libreville, ADL (Aéroport de Libreville ), une société de droit gabonais, dont l’Etat est actionnaire, a vu sa concession prendre fin le 5 octobre 2018. Depuis 1988, la société dirigée ces 15 derniers mois par Daniel LEFEBVRE a permis au Gabon d’améliorer son secteur aéroportuaire, notamment grâce à son partenariat avec Egis Airport Operation, qui constituait à l’époque le tout premier partenariat public privé (PPP).

En 30 ans, ADL revendique plus de 40 milliards de francs CFA d’investissement dans le développement de la plateforme aéroportuaire. Des efforts qui lui ont d’ailleurs permis d’obtenir, en 2017, la certification OACI, faisant du pays le premier a en bénéficier en Afrique centrale.

Au moment de passer la main à Olam- GSEZ Airports, nouveau concessionnaire, le tout dernier directeur général d’ADL, revient avec Enoromie Magazine sur les grands temps forts ayant marqué l’existence de la société, fait le bilan des 3 dernières décennies, non sans promettre une continuité de service pour les employés auprès du nouveau concessionnaire.

ENOROMI MAGAZINE : M. Daniel LEFEBVRE, vous êtes le directeur général d’ADL. Pouvez-vous nous présenter brièvement votre société et nous dire quelles étaient exactement ses missions ?
Daniel LEFEBVRE
La convention de concession que nous avons signée en 1988 avait pour objet d’assurer l’investissement, la gestion, l’exploitation et le développement de l’aéroport de Libreville. Il s’agissait en ce temps-là d’une formule innovante puisque nous étions l’un des tout premiers PPP (partenariat public privé) d’Afrique. L’Etat gabonais était représenté dans le Conseil d’Administration avec 26 % des parts sociales, le reste des actionnaires dans le tour de table était constitué de sociétés privées. La société EGIS était non seulement présente dans le capital mais avait aussi un contrat d’assistance technique pour les aspects de maintenance, d’ingénierie aéroportuaire et de formation des personnels.
ENOROMI MAGAZINE : Du 27 au 29 septembre dernier, ADL a célébré ses 30 ans d’anniversaire. En quoi était-ce important pour la société que vous dirigez ?
Daniel LEFEBVRE
Un anniversaire est un moment privilégié et festif pour une société, ses collaborateurs, ses actionnaires en y associant aussi ses clients et fournisseurs. Cela permet de regarder le chemin parcouru ensemble, de se réjouir des réussites, de jauger aussi des points d’amélioration, bref de faire comme un bilan d’étape. Dans notre cas, c’est aussi comme vous le savez un bilan final pour la société puisque nous cédons la place à un autre concessionnaire.
ENOROMI MAGAZINE : Le 5 octobre 2018 marque, en effet, la fin de la concession d’ADL à l’aéroport international Léon-Mba. Pouvez-vous nous faire un bilan de ces 30 années de gestion ?
Daniel LEFEBVRE
En 30 ans, nous sommes passés de 50 collaborateurs à 160 maintenant, dont 1 seul expatrié français, moimême. Le chiffre d’affaire a été multiplié par 3 pour se situer maintenant à un peu plus de 10 milliards. Sur ces 3 décennies, plus de 21 millions de passagers sont passés par les installations de l’aéroport de Libreville. Et il y a 4 ans nous avons fleureté avec le million de passagers par an, mais la crise nous a ramené à 820 000 passagers par an. Enfin ADL a investi plusieurs dizaines de milliards en auto- investissement et, cerise sur le gâteau, nous avons obtenu la certification OACI qui atteste de la qualité des efforts entrepris en matière de sécurité aéronautique et aérienne. C’est une fierté pour toute l’équipe ADL et ses partenaires ANAC, ASECNA d’être les premiers à l’obtenir sur l’Afrique centrale.
ENOROMI MAGAZINE : ADL s’en va, Olam-GSEZ Airports arrive. Qu’en est-il du sort des employés d’ADL ?
Daniel LEFEBVRE
Comme le cahier des charges de la concession que nous avons signé avec l’Etat gabonais le précise, l’ensemble des contrats et engagements sont transférés en l’état au nouveau concessionnaire. De fait, les salariés sont concernés par ce transfert et leurs conditions de salaire et de travail doivent être maintenus, ce qui, après une période de craintes et de doutes légitimes, a permis de les rassurer. Je leur souhaite d’ailleurs le meilleur dans ce nouvel envol de l’aéroport de Libreville.
ENOROMI MAGAZINE : Qu’est-ce qu’ADL aurait pu faire si elle ne quittait pas le Gabon cette année ?
Daniel LEFEBVRE
ADL s’arrête mais ne quitte pas le Gabon car je rappelle qu’il s’agit d’une société gabonaise. Et si votre question portait sur EGIS qui assurait la direction et la gestion de l’aéroport, nous ne partons pas mais nous nous redimensionnons dans le cadre du projet porté par l’Etat gabonais en matière d’infrastructure aéroportuaire, projet qu’il a confié à GSEZ Airport. Maintenant qu’aurions-nous pu faire si la concession avait été renouvelée ? Nous avions proposé en 2014 un plan d’investissement important de 40 milliards qui portait sur la rénovation complète et la modernisation de l’aérogare passagers ainsi que l’aménagement des parkings voitures et avions. Cela n’a pas été retenu car le choix du gouvernement s’est porté sur une nouvelle implantation de l’aéroport. Nous respectons bien évidemment ce choix et restons mobilisés pour accompagner l’Etat gabonais dans ce nouveau projet.
Griffin ONDO

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