DJ FHAREL, Maître du dancefloor, de la piste aux platines

DJ FHAREL, Maître du dancefloor, de la piste aux platines
DJ Fharel est un jeune artiste danseur, mannequin et disc-jockey issu d’un milieu modeste, mais qui a su se faire une place dans la petite industrie culturelle du Gabon. Il enflamme les podiums, pistes et platines. C’est son éclectisme qui nous a emmenés jusqu’à son domicile au quartier Atong-Abè, pour vous.
ENOROMI MAGAZINE : Qui est DJ Fharel pour les lecteurs d’Enoromi Magazine qui ne vous connaissent pas ?
DJ FHAREL
Je voudrais d’abord vous remercier de l’opportunité que vous m’offrez. Je suis un jeune gabonais. Je suis né à Libreville il y a 34 ans. L’essentiel de mon enfance, je l’ai passé au quartier Atong-Abè dans le deuxième arrondissement. À l’état civil, je réponds au nom de Maurice Fharel Ntoutoume Mba. Je suis chorégraphe, danseur, mannequin, infographe et disc-jockey (DJ).
ENOROMI MAGAZINE : Toutes ces casquettes que vous nous présentez demandent des années de formation. Quel fut le point de départ de tout ceci ?
DJ FHAREL
Je me suis initié à la danse très jeune. Je crois que je devais avoir 10 ans. Ma grande soeur dirigeait un groupe de danse, ce qu’au Gabon on appelle danse traditionnelle. Spécialement des danses de la communauté culturelle Ekang (ou fang), notamment de la province de l’Estuaire. C’est ainsi que j’ai appris les danses Ngotang, le Ngozé du Bwiti Missoko, le Nzamba Mikoukou et l’Elone. J’ai d’ailleurs appris à jouer à certains instruments qui accompagnent ces danses à l’exemple de la flute, du mougongo, de l’Obaka et du tam-tam, bien que je joue aussi du piano. C’est à partir de là que s’est construite ma passion pour la danse et la musique. À ce jour, je maîtrise la majeure partie des expressions artistiques nécessitant un pas de danse au Gabon.

Cependant, c’est en 1999 que je me suis intéressé aux cultures urbaines. D’abord une bonne partie du registre hip-hop Dance puis le Bolo (danse urbaine locale), le smurf et la pop. Finalement, c’est par cette culture que j’ai fini par me faire connaître du public, surtout après la création du groupe Sean John du quartier Ancienne Sobraga. Depuis cette date, j’ai traversé de nombreuses étapes qui m’ont permis de devenir chorégraphe.

En 2011, sous le parrainage de la chanteuse Arielle T., j’ai formé le collectif Unknown Dimension avec Ondo Mwene Wilfried, Mbeng Ndombi Cleyton et Ondo Marcel. Ensemble nous avons participé aux VIIes Jeux de la Francophonie, France/Nice 2013 et on y avait remporté la Médaille de Bronze au Concours hip-hop. Une expérience qui a été extrêmement utile pour la suite de ma carrière. J’ai participé à plusieurs podiums à la suite de ce concours et je suis un des danseurs attitrés d’Arielle T.
ENOROMI MAGAZINE : À quel moment avez-vous entamé les carrières de DJ et mannequin ?
DJ FHAREL
Il faut croire que j’avais des prédispositions pour faire une carrière aussi dans le deejaying. Je vous ai dit plus haut que je jouais à certains instruments musicaux traditionnels et modernes. Je crois que cela m’a également permis de me forger une oreille musicale et de développer un sens de l’observation pour apprécier les goûts musicaux de l’assistance. De 2003 à 2010, je me formais et c’est véritablement en 2010 que des gérants de clubs ont commencé à me faire confiance et que j’ai eu l’opportunité de rencontrer Didier Dafreshman, qui par la suite m’a offert une plage horaire (Urban Mix) sur la radio Urban FM. Je suis, sans blague, à ma 18e année dans le milieu.

Quant à ma carrière de mannequin, c’est le fruit d’un véritable hasard. Je ne m’étais jamais préoccupé de l’image que je pouvais renvoyer aux autres. Mais il se trouve que je suis un fashionista. D’aucuns diraient sapologue. C’est grâce à Jennifer Ondo, ancienne Miss Gabon 2015, que je signe mon premier contrat pour sa marque JR MO, on est en 2015 ; et plus tard, j’ai aussi fait des défilés pour K/K, Paguimo, Yobe Kulture, Originelle, Sweat Secret et Work Up. J’ai également été acteur dans certains clips pour des chanteurs locaux.
ENOROMI MAGAZINE : Quelle est votre recette pour réussir à honorer tous vos engagements ?
DJ FHAREL
Très sincèrement, si je vous dis que c’est facile, je passerais pour un menteur. Je ne conseillerais à personne d’être aussi surchargé entre les voyages pour des spectacles de danse, l’émission radio, mixer dans les discothèques et lors des concerts, les séances photo et vidéos, tout ceci prend beaucoup de temps. La Covid-19 est la seule chose qui m’a offert un temps de répit depuis 2015. Sinon, je suis full tous les jours.
ENOROMI MAGAZINE : Il est admis que la danse compte beaucoup pour toi. Cependant, quelles sont tes sources d’inspiration ?
DJ FHAREL
Je m’inspire principalement de mon environnement. Mes partenaires et ma famille sont à la base de tout ce que j’entreprends. Ce sont des personnes qui ne sont pas avares d’encouragements. Aussi, lorsqu’il a fallu que je me professionnalise, j’ai énormément appris de celui que je considère comme mon idole, le chorégraphe américain Bryan Puspos. Une personne comme mon fils spirituel Basko et des groupes tels que : No Fear, Scorpion, No Comment, Dandy Crew, G Junior sont une source de motivation permanente.

Le métier de DJ est respecté au Gabon simplement parce qu’un certain nombre de nos aînés, à qui je dois mes premières prestations, se sont engagés et en ont fait un métier. Je n’irai pas chercher mes motivateurs ailleurs. Ils ne sont nul autre que DJ Jabone, DJ Mase, DJ Pharaon et Fléo Mix DJ.

Le mannequinat, je ne l’ai pas dit avant, vient aussi de ce que j’aimais copier mon père. Il avait un certain goût pour l’habillement. Je peux le compter comme ma base. Il y a aussi ma star VeloSostyle, un célèbre personal stylist, qui habille des célébrités mondialement connues.
ENOROMI MAGAZINE : Comment entrevoyez-vous votre avenir ?
DJ FHAREL
En termes de perspectives, je dois reconnaître que j’ai en idée plusieurs projets. Évidemment, ouvrir une école de danse est l’ultime parmi eux. Cependant, ayant grandi dans un quartier défavorisé, je côtoie le dénuement au quotidien. Depuis peu, j’ai envie d’ouvrir un orphelinat. J’aimerais également tendre la main aux plus fragiles d’entre nous.
Propos recueillis par
Gloire ZANG

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