VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, le plaidoyer de Sylvia Bongo Ondimba

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, le plaidoyer de Sylvia Bongo Ondimba
Pour célébrer la femme cette année, la première dame du Gabon a décidé de faire un plaidoyer en l’honneur de celles qui sont encore violentées. Même si l’égalité des sexes est consacrée au Gabon, il reste que les violences faites aux femmes demeurent et sont révélateurs d’un ensemble d’inégalités basées sur le genre. Pour changer cet état de fait, Sylvia Bongo Ondimba appelle le Parlement à adopter une loi spécifique répressive.
Sans frontières, les violences faites aux femmes sont la violation des droits humains la plus répandues à travers le monde. Pour dire stop au Gabon, la première dame Sylvia Bongo Ondimba a, à l’occasion de la journée nationale de la femme le 17 avril, participé à une marche pacifique à l’issue de laquelle elle a, devant le président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi, fait un plaidoyer.

Selon elle, une enquête sur le genre datée de 2016 et homologuée par les Nations-Unies pour la population fait ressortir que le taux de violences physiques sur les femmes est de 58,5%. Cette violence, dit-elle, s’exerce principalement au sein des foyers où 71% de ces cas sont dus à la consommation excessive d’alcool par les maris. «Cela ne peut durer. Nous marchons pour dire non. Non à la violence faite aux femmes, particulièrement aux violences conjugales. Non à l’impunité des bourreaux», a-t-elle déclaré.
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«Monsieur le président, c’est la Parlement qui est sur le terrain de la sensibilisation des électeurs. C’est lui qui est au contact aussi bien des auteurs que des victimes des drames que nous dénonçons. C’est le Parlement qui prend des textes en partage avec le gouvernement, et veille à leur application. Tout changement commence par vous et avec vous. Aussi, puissiez-vous entendre nos voix», a-t-elle plaidé se faisant le porte-voix des femmes qui se sont mobilisées le 17 avril 2019, mais aussi celui d’une majorité silencieuse résignée qui se tait par pudeur et par honte. «Je pense à ces jeunes filles victimes d’abus sexuels au sein de leurs familles ou des établissements scolaires. Je pense à ces femmes battues, humiliées, méprisées par leurs compagnons et leurs belles-familles. Il faut que cela cesse», a-telle soutenu.

«Monsieur le président, il est temps que le Parlement sorte des infractions générales en mettant en place une législation spécifique répressive avec des circonstances aggravantes concernant les violences faites aux femmes pour dissuader les auteurs de ces barbaries», a-telle appuyé. Pour la première dame du Gabon, il est temps que le peuple gabonais revienne aux valeurs fondamentales. Soit, le respect de la vie, de l’intégrité corporelle ainsi que la préservation de la famille. «C’est pourquoi nous vous remettons en ce jour et de manière solennelle, le plaidoyer en faveur des droits des femmes, l’enquête sur les violences basées sur le genre pour un Gabon juste, solidaire, soucieux de chacune de ces composantes », a-t-elle indiqué. La balle est désormais dans le camp des représentants du peuple.
AIMK

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