Sous-région : La CEMAC était présente au forum Paris Infraweek 2020.

Sous-région : La CEMAC était présente au forum Paris Infraweek 2020.
Du 5 au 9 octobre 2020, une forte délégation de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) était présente dans la capitale française pour prendre part au Paris Infraweek. Au cours de cette semaine entièrement dédiée à l’ensemble de la chaîne de valeur mondiale des infrastructures, le président de la Commission de la CEMAC, le Pr Daniel ONA ONDO, et sa suite ont présenté les 12 projets intégrateurs de l’Afrique centrale, en prélude à la rencontre des bailleurs de fonds prévue à Bruxelles du 17 au 19 novembre 2020.
C’était un rendez-vous incontournable pour les institutions régionales telles que la CEMAC. Celle-ci a notamment eu l’occasion, une semaine durant, de rencontrer et d’échanger avec les acteurs les plus influents du secteur des investissements en infrastructures dans le monde. Le président de la Commission de la CEMAC, le Pr Daniel ONA ONDO, n’a pas manqué l’occasion offerte par la 4e édition du Paris Infraweek. Accompagné, pour la plupart, des ministres de l’Économie et des Finances de la sous-région, il est allé défendre les « douze projets intégrateurs dont l’impact pour le développement de la zone est avéré ».

Cette 4ème édition arrive à point nommé, d’autant plus que certains de ces projets pourraient connaître des perturbations à cause de la crise sanitaire liée au coronavirus, alors que la sous-région est engagée sur la voie de la relance de l’économie. Une relance qui nécessite des actions concertées des États membres sur les marchés financiers et les forums comme celui de Paris.

À ce rendez-vous annuel des infrastructures organisé par Paris-Europlace, quatre axes s’inscrivaient dans la présentation lors de la table ronde de la CEMAC. Premièrement, la libre circulation des biens et des personnes à travers la facilitation des échanges et du transport pour l’intégration commerciale. Cet axe intègre la construction d’un pont entre le Cameroun et la Guinée équatoriale, d’une voie express entre le port de Kribi et le nord de la Guinée équatoriale, l’achèvement du tronçon manquant entre Ndendé (Gabon) et Dolisie (Congo), la liaison entre le sud de la Guinée équatoriale et le nord du Gabon par la route, ainsi que le corridor Brazzaville-Ouesso-Bangui-N’Djaména.

Le second axe concerne la production et l’interconnexion des réseaux électriques et de communication. Il s’agit notamment de l’aménagement hydraulique de Chollet et les lignes électriques favorisant l’interconnexion des pays de la Zone. Tout comme le raccordement en fibre optique de la sous-région est nécessaire.

Le troisième axe est en rapport avec le marché commun. Il comprend la construction de deux ports secs à Béloko et à Dolisie. Enfin, le dernier axe porte sur la valorisation du capital humain dont la matérialisation doit se faire à travers la construction de l’Université Inter-Etats (Cameroun-Congo). Sur l’ensemble, deux projets sont déjà financés : l’Université Inter-États « sera financée par le FODEC [fonds de développement de la CEMAC, ndlr] et le projet d’interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad a déjà trouvé son financement. Il ne nous reste que 10 projets à financer, soit 3 milliards d’euros à lever », a précisé Daniel ONA ONDO, président de la Commission de la CEMAC.

Ainsi, la présence à Paris du patron de la Commission de la CEMAC visait, non pas à lever des fonds, mais à présenter ces différents projets aux investisseurs français, en amont de la table ronde du mois de novembre. « La participation de la CEMAC à cette rencontre s’inscrit [simplement, ndlr] dans le cadre des instructions données par les Chefs d’État de la sous-région, en vue d’accélérer la mise en œuvre des projets intégrateurs, particulièrement dans le domaine des infrastructures », a-t-il poursuivi.

De la délégation, le ministre gabonais chargé de l’Économie, Jean-Marie OGANDAGA, a déclaré que son pays « est engagé dans la diversification de son économie, mais nous ne pourrons y parvenir qu’en investissant suffisamment dans les infrastructures (...) Nous voulons attirer le secteur privé, car c’est lui qui crée de la richesse en prenant des risques et en investissant. C’est la raison de notre présence à Paris ».

Il n’empêche que ce voyage de la capitale française a également permis aux États africains de se réjouir de la création de l’Africa Infrastructure Fellowship Program (AIFP), parce qu’« il est aussi nécessaire, de résoudre une certaine faiblesse des capacités administratives et institutionnelles qui sont pourtant indispensables pour structurer un projet (...) Il faut que les États fassent un véritable effort en matière de ressources humaines et y mettent les moyens » a estimé Bertrand FOURNIER MONTGIEUX, Directeur des investissements chez Meridiam, à l’occasion du webinaire qui s’est tenu le 6 octobre au sein du cabinet CMS Francis Lefebvre à Neuilly.
Haïlée M.D.

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