Ordre et sécurité publics : 253 milliards de FCFA sur trois ans pour leur garantie.

Ordre et sécurité  publics : 253 milliards de  FCFA sur trois ans pour leur  garantie.
En vue de garantir l’ordre et la sécurité publics sur la période 2021-2023, le gouvernement a prévu une enveloppe de 253,3 milliards de francs CFA, rapporte le Document de cadrage macroéconomique et budgétaire 2021-2023. Des fonds qui permettront notamment de «garantir la sécurité des biens et des personnes par l’impartialité de la justice ».
Piqué au vif, le Gabon a décidé de consentir d’énormes moyens pour garantir l’ordre et sécurité publics. Selon le Document de cadrage macroéconomique et budgétaire 2021-2023, ce sont 84 milliards de FCFA, soit 4,3% du budget de l’État, qui ont été mobilisés pour atteindre cet objectif en 2021. « Pour assainir le climat des affaires et favoriser le retour des investisseurs, il est nécessaire de garantir la sécurité des biens et des personnes par l’impartialité de la justice. Il apparait également nécessaire de renforcer le dispositif sécuritaire afin d’endiguer le phénomène de la délinquance juvénile », a reconnu le gouvernement.

À en croire le Document de cadrage macroéconomique et budgétaire 2021-2023, l’ordre et la sécurité publics reposent sur deux missions : une mission ministérielle (justice) et une autre interministérielle (sécurité). Ainsi, le gouvernement mettra l’accent sur la réhabilitation des prisons à l’intérieur du pays. De ce fait, la dotation de la mission «Justice» sera de 27,8 milliards de FCFA, 33,1% 84 milliards de FCFA. Sur ce point, la cheffe du gouvernement avait donné le ton en septembre 2021.

« La réhabilitation de l’ensemble des établissements pénitentiaires, notamment avec l’extension de la prison centrale de Libreville dans le but de résoudre la problématique de la surpopulation carcérale, fait l’objet d’un examen spécifique tout comme la question relative au renforcement des programmes de réinsertion sociale des détenus », avait annoncé Rose Christiane OSSOUKA RAPONDA, le 4 septembre 2021, lors de sa Déclaration de politique générale.

En effet, la société civile assimile les prisons du Gabon à des « mouroirs », des « camps de concentration » où les détenus sont entassés dans des cellules exiguës, entre autres. Environ 3000 détenus sont répertoriés à Sans-Famille, la prison centrale de Libreville pour ne citer qu’elle, alors que l’établissement a été construit pour en accueillir 300. D’où l’urgence de son extension, pour améliorer les conditions de vie des détenus.

Ce chantier s’inscrit dans le dernier des quatre axes de l’action du gouvernement OSSOUKA RAPONDA : « La préservation de notre modèle social de redistribution pour améliorer la qualité de vie des Gabonaises et Gabonais, et consolider notre vivre ensemble ». Par ailleurs, cet axe intègre également « la promotion d’une justice qui consolide l’État de droit, renforce les droits de l’Homme et la promotion de l’équité, tout en garantissant un règlement juste des différends dans le monde des affaires », et le renforcement accru du fonctionnement de l’ensemble des juridictions du pays.

85,6 milliards de FCFA en 2023

La mission interministérielle, quant à elle, mobilisera 56,2 milliards de FCFA de l’enveloppe prévue pour garantir l’« ordre et sécurité publics ». Soit 66,9% du budget, qui permettront de « poursuivre la mise aux normes des camps, casernes et commissariats, la construction d’une taillerie centrale des forces de défense ». En gros le gouvernement mobilisera 84 milliards de francs en 2021, 83,5 milliards en 2022 et 85,6 milliards en 2023, pour garantir l’ordre et la sécurité publics au Gabon. Soit 253 milliards de FCFA sur trois ans. Ce qui est plus que salutaire, car la question de la sécurité est extrêmement prégnante au Gabon, et cela depuis longtemps.

En effet, il ne se passe pas un seul jour sans que les populations ne se plaignent des actes d’insécurité liés aux larcins, braquages, assassinats et autres actes délictueux. Une situation semble grandissante et non maîtrisable au point où les forces de sécurité donnent l’impression d’être impuissantes.

D’après la plus récente enquête d’Afrobaromètre, « des proportions importantes de la population gabonaise ne se sentent pas totalement en sécurité dans leurs quartiers et leur maison, et la majorité estiment que la sécurité personnelle des citoyens s’est dégradée ». À la lumière de ces différents tableaux, qui ne favorisent pas le climat des affaires et le retour des investisseurs, l’on comprend mieux la nécessité de débloquer autant de moyens pour garantir ordre et sécurité publics.
Stevie MOUNOMBOU

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