L’IAI renaîtra-t-il de ses cendres ?

L’IAI renaîtra-t-il de ses cendres ?
L’IAI renaîtra-t-il de ses cendres ?
À cette interrogation, les États membres répondent par l’affirmative. Ils y croient et malgré les difficultés qui ont déstabilisé l’Institut africain d’informatique (IAI) ces deux dernières années. À l’issue de leur 17e Conseil d’administration tenu à Libreville, ils ont décidé de la poursuite des activités. À cet effet, une stratégie qui devrait permettre à l’établissement de retrouver ses lettres de noblesse a été arrêtée.
Créé il y a 49 ans, l’Institut africain d’informatique (IAI) a tenu son 17e conseil d’administration le 30 janvier à Libreville. Cette réunion, qui a réuni plus de la moitié des États membres, s’est tenue dans un contexte de crise. Une crise soutenue par la combinaison de divers facteurs aussi bien structurels que conjoncturels, qui ont empêché l’établissement de remplir ses missions comme par le passé. Cette crise a donné lieu à près de trois mois de travaux pour trouver des solutions pérennes ou, au pire des cas, envisager la fermeture de la structure. Sont passées au crible, les questions d’ordre juridique, financier et infrastructurel ainsi que celles liées à la gouvernance, à la pédagogie et aux ressources humaines.

De ces travaux, il a été décidé de la tenue du Conseil d’administration du 30 janvier. Son objectif : adopter en urgence des mesures nécessaires à la reprise de l’activité pédagogique avec, en perspectives, la mise à jour des programmes de formation, conformément à l’évolution technologique et scientifique ; l’apurement de la dette et l’instauration d’un nouveau modèle économique par le renforcement de sa gestion financière et comptable, et l’investissement dans de nouvelles infrastructures.

À l’entame des travaux, le ministre gabonais de l’Économie numérique a annoncé une réflexion sur la fermeture ou pas de l’IAI. À l’issue du Conseil d’administration, les États membres ont opté pour la continuité.
«Nous avons pris des décisions importantes pour l’avenir. La première, c’est de sauver l’outil que constitue cet institut. C’est un établissement inter-États africains que nous avons le bonheur d’abriter en Afrique centrale. Il n’est pas question que nous puissions échouer quand d’autres établissements inter- États fonctionnent de façon merveilleuse ailleurs», a déclaré le ministre congolais de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua. Alors que la tête de l’actuel directeur général de l’IAI, Binta Fatouma Kalmé, est demandée par des enseignants et des étudiants, il a également été décidé de «responsabiliser le prochain président du Conseil d’administration afin qu’il puisse gérer une transition, qui permettra de remettre de l’ordre. Remettre sur les rails l’Institut en attendant que les réformes importantes soient prises».

À juste titre, il a été envisagé la convocation d’un Conseil d’administration extraordinaire au plus tard dans 6 mois pour traiter en particulier, toutes les questions de gouvernance institutionnelle, juridique, administrative et organisationnelle, gouvernance académique, pédagogique et scientifique ainsi que les questions de gouvernance financière et des ressources humaines. Alors qu’étudiants et enseignants se plaignent des infrastructures de l’IAI, Bruno Jean Richard Itoua a reconnu que «les installations actuelles de l’IAI donnent à désirer». En guise de solution transitoire, les États membres envisagent la délocalisation de l’établissement. Soit, «une location provisoire à un autre endroit qui sera plus approprié». Là encore se posera la question des finances. Le ministre congolais de l’Enseignement supérieur, comme la partie gabonaise et bien d’autres, espère «que les États vont se mobiliser pour apporter leur contribution financière de façon à assainir la situation financière de l’institution ».

Aussi, les États membres travaillent sur le développement des partenariats afin d’avoir des formations de qualité d’autant plus que la décision de poursuivre les activités de l’IAI se veut un engagement prioritaire avec en prime l’attente d’un fort rendement socio-économique pour l’avenir des différents États membres. Il passe par la formation des cadres qui devraient soutenir le développement des pays membres à l’heure où les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont considérées comme des facteurs essentiels à la croissance économique. «De nombreux partenaires, de nombreuses institutions sont prêtes à apporter de l’argent. On dit IAI, là-dedans il y a I’informatique, mais en réalité aujourd’hui, on parle de numérique ; on parle de technologie de l’information et de la communication. C’est un pilier aujourd’hui de développement qui est incontournable pour nos pays. Nous devons nous adapter à cela et il est hors de question que sur ce sujet-là l’Afrique puisse manquer d’instruments comme celui que nous avons», a confié Bruno Jean Richard Itoua.
W.B.M

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