Intégration : La ZLECAF en vigueur depuis le 1er janvier.

Intégration : La ZLECAF en vigueur depuis le 1er janvier.
Le vendredi 1er janvier 2021 a été une date mémorable pour bon nombre de pays africains. Pour cause : la Zone de libreéchange continentale africaine (ZLECAF) est entrée en vigueur. Ratifiée par 34 pays africains sur 54, elle devrait permettre de booster les échanges entre pays africains sans droits de douane. Une aubaine pour l’émergence de l’entrepreneuriat africain.
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) est entrée en vigueur le 1er janvier 2021. Tous les pays africains, à l’exception de l’Érythrée, ont signé l’accord-cadre alors que 34 pays africains, le Gabon y compris, l’ont ratifié sur les 54 États que compte le continent. Qu’à cela ne tienne, pour de nombreux Africains, c’est un pas de géant fait par le continent pour son intégration. Au Gabon, le président de la République a, à juste titre, parlé d’«une date historique ». L’entrée en vigueur de la ZLECAF implique une élimination des droits de douane et parallèlement, les barrières pouvant entraver le commerce intercontinental afin de stimuler l’inclusion et croissance économique des pays africains.

De l’avis de certains observateurs, il s’agit du plus grand projet du 21e siècle en Afrique bien que son entrée en vigueur prévue pour juillet dernier ait été retardée à cause de la pandémie de la Covid-19 et ses contrecoups. L’on parle de zone la plus vaste au monde au regard du nombre de ses États membres avec à la clé, un marché pour une population de plus d’un milliard d’habitants. Quoi de mieux pour booster davantage la croissance d’un continent encore en quête de développement et de compétitivité pour faire face à la concurrence ?

Des obstacles pas insurmontables

Dans un contexte où les échanges intra-africains sont estimés à 16%, le continent noir a tout à gagner avec cette entrée en vigueur. Ceci, d’autant plus que l’accord prévoit la suppression de 90% des droits de douane des lignes tarifaires sur 5 ans pour les pays les plus développés et sur 10 ans pour les autres. Il resterait comme l’a expliqué l’économiste et sociologue Martial Ze Belinga, environ 3% d’échanges frappés par les taxes de douanes. Ce qui pourrait amener les économies africaines, quasiment intégrées à l’économie européenne et de plus en plus portées sur les échanges avec l’Asie, à transformer leurs relations de production.

L’ambition est donc de passer 16% d’échanges intra-africains à 60% d’ici la quinzaine d’années, mais les défis seront nombreux à relever, préviennent déjà les plus avertis. Entre manque d’infrastructures et problèmes sécuritaires dans certaines zones, des obstacles pourraient freiner la dynamique du processus de développement. « Mais précisément aussi, avoir un projet intégrateur, dont on voit que les bénéfices peuvent être mieux répartis et peuvent vraiment bénéficier aux Africains, ça peut contribuer à réduire un certain nombre de tensions et de problèmes », a assuré optimiste, Martial Ze Belinga sur RFI.
AIMK

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