Gabon Oil Company/Sogara : Retour au format initial.

Gabon Oil Company/Sogara : Retour au format initial.
Le gouvernement a décidé, le 14 août 2020, de limiter le champ d’action de Gabon Oil Company (GOC) avec la suppression de ses filiales Gabon Oil marketing (GOM), Gabon Logistics & Services (GLS) et Gabon Engineering & Construction (GEC). Une décision qui vise à recentrer cette entreprise publique sur son coeur de métier : la gestion des participations de l’État dans le secteur pétrolier. Le projet de fusion avec la Société Gabonaise de Raffinage a également été abandonné.
Deuxième compagnie nationale pétrolière de l’histoire du Gabon après Petrogab (1979-1993), Gabon Oil Company (GOC) a été amputée. A l’issue du Conseil des ministres du 14 août 2020, la société créée en août 2011 a subi la dissolution de ses filiales, Gabon Oil Marketing (GOM), Gabon Logistics & Services (GLS) et Gabon Engineering & Construction (GEC).

Créée en 2015, Gabon Oil Marketing était chargée d’assurer la commercialisation et le transport des produits pétroliers et le renforcement de l’activité de stockage. Gabon Logistics & Services, quant à elle, assistait les entreprises dans le transit maritime, aérien et routier, le transport maritime, aérien et terrestre, la consignation des navires et l’assistance administrative. Gabon Engineering & Construction, pour sa part, était spécialisée dans les travaux d’ingénierie et de gestion des stations-service. Selon le gouvernement, la disparition de ses filiales vise à recentrer la GOC sur son coeur de métier : la gestion des participations de l’État dans le secteur.

La transparence dans la gestion financière

Amputée de ses filiales et privée de la fusion avec la Sogara qui l’aurait rendue toute-puissante, la GOC, désormais chancelante, doit se réorganiser et laver sa réputation. En 2019, la société a été au coeur d’un vaste scandale de détournements. Selon des révélations du quotidien L’Union, en novembre de cette année-là, 85 milliards de francs CFA auraient été détournés en moins de deux ans au sein de la société publique dirigée par Patrichi Tanasa (mai 2018-novembre 2019), actuellement en détention. La liste des malversations est aussi longue que les montants prétendument détournés sont importants : 43 milliards de francs de décaissements non justifiés pour Gabon Oil Marketing, 25 milliards pour Gabon Engeneering & Construction et Gabon Logistics & Services.

À cela s’ajoute 6,7 milliards de francs CFA de chèques décaissés au nom de personnes physiques sans justificatifs, 900 millions de biens acquis non actifs dans le patrimoine de l’entreprise, un règlement de 2 milliards de francs CFA en faveur de Dupont Consulting Company, une société chargée de la certification des comptes de la GOC, etc.

Après ce scandale, la GOC doit retrouver des couleurs en s’appliquant sur son coeur de métier, avec une plus grande transparence dans la gestion financière. En effet, jusque-là, la GOC ne rend pas publics ses états financiers. Seuls les résultats nets ont été annoncés pour les années 2017 et 2018. À ce sujet, le résultat net pour 2017 est de -6,112 milliards de francs CFA et progresse à 18,452 milliards de francs CFA en 2018. En l’absence d’informations plus détaillées, impossible de déterminer quelle part est issue de l’exploitation et quelle est celle issue des cessions des parts sur Remboué et Mboumba, notamment. Tout le défi donc de François Ntombo Tsibah, promu au poste de directeur général de la GOC le 7 mai 2019, en remplacement de Patrichi Tanasa.
Stevie MOUNOMBOU

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