Agriculture : Cacao sous-ombrage : Une solution à la pauvreté au Woleu-Ntem.

Agriculture : Cacao sous-ombrage : Une solution à la pauvreté au Woleu-Ntem.
Soucieux d’améliorer la productivité des exploitations de cacao villageoises, mais surtout d’encourager la pratique de l’agroforesterie pour une production de qualité, durable et sans déforestation, l’ONG Brainforest en partenariat avec l’association française Noé et l’entreprise Olam a organisé le 30 mars 2022 dans la ville d’Oyem, une journée porte ouverte sous le thème : «Mobilisation des petits producteurs villageois de la province du Woleu-Ntem dans la culture du cacao sous-ombrage ». L’objectif était d’informer les petits producteurs villageois sur l’existence d’un modèle de développement économique villageois, avec l’agroforesterie à base de cacao sous-ombrage, pour lutter contre la pauvreté tout en valorisant la biodiversité.
La filière cacao au Gabon connaît depuis plusieurs années des difficultés structurelles et organisationnelles qui ont conduit à la chute de la production au niveau national. Les petits producteurs villageois qui étaient par le passé les principales forces de production ont abandonné les plantations de cacao au profit d’autres cultures de subsistance. En l’absence d’alternatives économiques pérennes, les communautés locales ont vu leurs conditions de vie se dégrader faute de moyens conséquents. Afin de renverser la tendance et de contribuer à la lutte contre la déforestation et la pauvreté en milieu rural, Brainforest, avec l’appui technique et financier de l’association française Noé et le WWF, exécute le projet « Cacao sous-ombrage comme développement économique zéro déforestation pour les communautés du Gabon ».

Ce projet exécuté dans sa phase pilote dans la province du Woleu-Ntem, plus précisément au département du HautNtem (Minvoul), a pour enjeu central de démontrer qu’il existe un modèle de développement économique villageois, avec l’agroforesterie à base de cacao sous-ombrage, qui permet de lutter contre la pauvreté, tout en valorisant la biodiversité, en luttant contre la déforestation et en améliorant la conservation des réserves naturelles.

Ainsi, le 30 mars 2022, dans le cadre d’une journée porte ouverte dans la ville d’Oyem, une trentaine de petits producteurs villageois ont été édifiés sur les causes et conséquences de la déforestation ; l’importance de l’agroforesterie pour les communautés villageoises ; les avantages d’une société coopérative et le processus de sa reconnaissance juridique; les principales actions et initiatives du ministère de l’Agriculture dans le WoleuNtem.

L’agroforesterie, une solution viable contre la déforestation ?

En réponse aux impacts de la culture du cacao sur les forêts tropicales, l’une des solutions souvent avancées est la pratique d’une forme d’agroforesterie. Le principe en est simple : le cacaoyer étant lui-même un arbre tropical dont la culture et la productivité ne sont pas incompatibles avec l’ombrage procuré par d’autres arbres, il est envisageable de produire du cacao en association avec une certaine quantité de ces autres arbres, limitant ainsi la réduction du couvert forestier.

Le projet et les perspectives de changement

Le projet cacao sous ombrage comporte trois objectifs spécifiques : restaurer les forêts dégradées et la productivité cacaoyère sous ombrage, selon un modèle d’adaptation au changement climatique « zéro déforestation » à travers la réhabilitation de 100 ha d’anciennes plantations et la création de 4 hectares de nouvelles plantations agroforestières en les associant à des produits forestiers ligneux et non ligneux (PFNL) ; promouvoir une production rentable et de qualité par la fourniture d’équipements et d’un matériel végétal performant et par le renforcement de capacités de 50 producteurs sur les bonnes pratiques agricoles et améliorer la valeur et la commercialisation du cacao sous ombrage, diversifier les revenus des producteurs par la collecte, la transformation et la commercialisation durables des produits forestiers non ligneux ; analyser les produits forestiers non ligneux disponibles pouvant être transformés en huile et en beurre et ayant des capacités de commercialisation importantes sur le marché local et international.

« À terme, il devrait permettre de booster l’économie en milieu rural, de relancer le développement au niveau des villages, de freiner l’exode rural, de relancer la filière cacao, et de redonner aux petits producteurs, aux villageois des ressources pour être autonome », a déclaré le chef de projet Cacao sous ombrage à Brainforest, Ariole MEYE ME NDONG, précisant que ledit projet allie à la fois les préoccupations environnementales et le renforcement du pouvoir d’achat des populations en zone rurale.
DLG

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