46e assemblée générale de la FANAF, Un conclave pour apporter un souffle nouveau à la profession

46e assemblée générale de la FANAF, Un conclave pour apporter un souffle nouveau à la profession
La 46e Assemblée générale de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF) s’est tenue du 23 au 25 mai 2022 à Dakar au Sénégal. Durant trois jours, les 900 délégués venus du continent ont débattu sur les « Risques systémiques : assurance et résilience ». Cette première rencontre qui se tient après les impacts de la Covid-19 sur les activités de plusieurs opérateurs économiques a permis aux experts de réfléchir ensemble et d’apporter des solutions viables aux problématiques liées au secteur de l’assurance à l’échelle panafricaine et internationale.
Après Libreville, Dakar, la capitale sénégalaise, a abrité la 46e Assemblée générale de la FANAF sous le thème « Risques systémiques : assurance et résilience ». Le ministre sénégalais des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda DIALLO a présidé la cérémonie d’ouverture le 23 mai 2022 en présence de plus de 900 délégués du continent.

Cette assemblée générale du FANAF a été une occasion propice pour contribuer au développement de l’industrie d’assurance, de ses acteurs et l’amélioration de la qualité de service attendu par les assureurs. « Cette rencontre représente une plateforme qui permet à tous les acteurs concernés par l’écosystème de la finance et de l’assurance d’échanger, de partager les expériences et de réfléchir sur des problématiques concernant l’industrie d’assurance en général et singulièrement l’assurance africaine », a déclaré César EKOMIE AFENE, président de la FANAF.

Pour le président du comité d’organisation de cette 46e Assemblée générale de la FANAF, le choix du thème est lié à la crise sanitaire de la Covid-19. « Pourquoi le choix du thème ? Parce que nous sortons d’une épreuve très difficile qui est la Covid-19. Aujourd’hui, nous savons qu’il y a beaucoup de risques qui menacent les économies. Vous n’avez pas que des risques liés à la maladie. Vous avez des risques liés au climat, à la guerre », a-t-il expliqué.

Trois panels de discussion de haut niveau ont permis de développer cette thématique stratégique pour le secteur de l’assurance, mais également pour le développement du continent africain. Il s’agit des « Enjeux du digital à l’ère des risques systémiques » ; « Les nouveaux périmètres du Risk management, du conseil et de l’assurance face aux risques » et les « Enjeux de la réglementation et de la régulation face aux risques systémiques ».

LA PANDÉMIE DE LA COVID-19, UN ÉLÉMENT CATALYSEUR DES RISQUES SYSTÉMIQUES

Depuis 2020, les assurés du monde et du continent africains en particulier, ont subi l’impact de la pandémie de la Covid-19. Cette pandémie qui constitue des risques systémiques ou encore des pertes d’exploitation hors dommages matériels est un phénomène dont les assureurs devraient également intervenir pour le bien des assurés. Ce sujet a été largement débattu dans le premier panel autour du thème : « Enjeux du digital face à l’ère des risques systémiques », présidé par Dr Andrew GWODOG, administrateur directeur général de la SCG Ré et président de la Fédération gabonaise de sociétés d’assurances (FEGASA).

Selon Dr Andrew GWODOG, la définition d’un risque systémique provient lorsqu’un risque à la possibilité d’entrainer des effets beaucoup plus importants sur plusieurs pays. L’exemple le plus proche est la pandémie de la Covid-19. « C’est un risque systémique, car pour des raisons liées effectivement aux conséquences de ses risques un certain nombre de marchés, un certain nombre d’opérateurs économiques ont vu leurs activités soient réduites, soient complètement arrêtées par les mesures administratives. Question que les assureurs se sont posée : que faisons-nous lorsque les clients viennent nous dire que l’État, pour des raisons liées à la politique sanitaire, a dû fermer un certain nombre d’établissements et de commerces ? Moi j’ai perdu mon chiffre d’affaires, je me retourne vers qui ? Et les assureurs, nous n’étions pas près », a-t-il expliqué.

Les assureurs africains regroupés au sein de la FANAF n’ont pas encore imaginé l’opportunité de devoir indemniser les assurés face à ce qu’on appelle les conséquences d’une pandémie. C’est une perte d’exploitation qui est dite immatérielle. « Nous étions habitués à payer et à indemniser les pertes d’exploitations consécutives à des dommages matériels. Mais là malheureusement ce risque systémique nous met face à nos nouvelles responsabilités et nous devons pousser effectivement l’assurabilité de nos risques un peu plus loin », a fait savoir Dr Andrew GWODOG.

LA FANAF COMPTE S’APPUYER SUR L’ÉTAT, SON PARTENAIRE, POUR RÉSOUDRE LES RISQUES SYSTÉMIQUES

Au cours des discussions sur le panel 1, les experts de l’assurance et de la réassurance sont tombés d’accord pour assurer les risques immatériels de leurs assurés. « Nous avons effectivement constaté qu’il y avait la possibilité d’assurer dorénavant ce type de risque contre tenu de leurs conséquences immatérielles. Les assurés africains, ceux de l’ensemble de nos marchés, peuvent dorénavant savoir que les assureurs africains nous y avons porté la réflexion qu’il faut. Mais pour y arriver, ça va nous demander un effort commun », a affirmé l’administrateur directeur général de la SCG-Ré.

Les membres de la FANAF ne comptent pas travailler tout seuls, mais ils vont s’appuyer sur un partenariat public-privé avec l’État pour se mettre à l’abri éventuellement de ce type de risque. « Nous allons y aller avec notre partenaire stratégique qui est l’État. Les États doivent encourager à la conception de ce type de contrat d’assurance parce qu’effectivement les conséquences financières sont nombreuses », a précisé Dr Andrew GWODOG.

La FANAF a été créée à Yamoussoukro, en République de Côte d’Ivoire, en 1976. En termes de chiffres, la Fédération revendique un chiffre d’affaires de 1 356 milliards de FCFA, avec un effectif d’employés estimé à plus de 6 947 agents.
Brice GOTOA

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